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Marcel Bénéteau

Marcel BénéteauMarcel Bénéteau, né à Rivière-aux-Canards dans le sud-ouest ontarien, est professeur agrégé au département de Folklore et d’ethnologie de l’Université de Sudbury. Musicien et ethnologue, il poursuit depuis plus de vingt ans ses recherches sur la langue, l’histoire et la culture de la communauté francophone du Détroit, le plus ancien peuplement européen permanent en Ontario. Au cours de ses enquêtes sur ce terrain, il a recueilli et catalogué plus de 2 000 versions de chansons traditionnelles françaises ; on peut en entendre un échantillonnage dans sa collection de trois disques audionumériques Vieilles chansons du Détroit. En collaboration avec Donald Deschênes, il a publié Contes du Détroit, une collection de contes recueillies dans la région de Windsor en 1938 par le folkloriste Joseph-Médard Carrière. En 2008, il publia le lexique Mots choisis, un ouvrage qui comprend plus de 3 000 mots et expressions tirés de sources publiées, manuscrites et orales des deux côtés de la rivière Détroit de 1701 à 2001 ; ce travail est le résultat d’une longue collaboration avec le regretté Peter Halford, dialectologue à l’Université de Windsor. Sa plus récente publication, en collaboration avec France Martineau de l’Université d’Ottawa, est Incursion dans le Détroit : Journaille Commansé le 29 octobre 1765 pour le voiage que je fais au Mis a Mis, édition diplomatique et étude linguistique du journal d’hivernement de Charles-André Barthe, marchand de Détroit. Il demeure actif sur la scène musicale et a collaboré à plusieurs reprises avec l’orchestre symphonique de Windsor.

Michel Bock

Michel Bock est professeur agrégé au département d’histoire de l’Université d’Ottawa, titulaire de la Chaire de recherche sur l’histoire de la francophonie canadienne et spécialiste de l’histoire intellectuelle du Canada français et du Québec. Ses travaux portent sur les facteurs qui ont contribué à l’essor et au déclin du Canada français en tant que référence identitaire et réalité institutionnelle, ainsi que sur l’origine et la portée des divers projets qui y ont succédé au sein de la francophonie canadienne. Il est directeur de recherche au Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) de l’Université d’Ottawa, membre du comité éditorial de Mens : revue d’histoire intellectuelle et culturelle, membre des comités directeur et scientifique de l’Encyclopédie du patrimoine politique du Québec et directeur de la collection « Amérique française » aux Presses de l’Université d’Ottawa. Il a aussi fait partie du comité éditorial de la Canadian Historical Review et de la Revue de la Société historique du Canada, et a été trésorier de l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Il a publié près de cinquante articles scientifiques et chapitres d’ouvrages collectifs. Il est l’auteur, notamment, de Quand la nation débordait les frontières. Les minorités françaises dans la pensée de Lionel Groulx (Hurtubise HMH, 2004), ouvrage qui lui a valu le prix du Gouverneur général du Canada, le prix Michel-Brunet de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, le prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique et une médaille de l’Assemblée nationale du Québec, en plus d’avoir été finaliste pour le prix Jean-Charles-Falardeau (Fédération canadienne des sciences humaines du Canada) et pour le prix du livre d’Ottawa. Une traduction anglaise de l’ouvrage paraîtra au printemps 2014 aux Presses de l’Université d’Ottawa sous le titre A Nation Beyond Borders : Lionel Groulx on French Canadian Minorities. «Site web : https://arts.uottawa.ca/crccf/recherche/chaires-de-recherche/chaire-histoire»

Julie Boissonneault

Julie Boissonneault est originaire du Nord de l’Ontario. Elle a fait ses études de baccalauréat à l’Université Laurentienne (B.Sc.L.), ses études de maîtrise à l’Université de Toronto (M.A. équiv.) et a obtenu un doctorat (Ph.D.) de l’Université d’Ottawa. Professeure agrégée à l’Université Laurentienne depuis 2003, elle est rattachée au Département d’études françaises (qu’elle a dirigé de 2010 à 2013), où elle y enseigne la sociolinguistique, se spécialisant sur les français d’Amérique et s’intéressant tout particulièrement au français parlé en Ontario, à ses enjeux sociaux et à l’éducation en milieu minoritaire. Elle est également active au sein des programmes de Ph.D. ès sciences humaines, de M.Sc. en orthophonie et de M.Sc. en santé interdisciplinaire de l’Université Laurentienne.

Rédactrice en chef de la Revue du Nouvel-Ontario depuis 2010, elle a aussi fait partie du comité éditorial de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales (NPSS) pendant de nombreuses années. Elle est l’auteure de l’ouvrage Enjeux de la médiatisation à l’université. Représentation dans la pratique professorale (Prise de parole, 2009) et a cosigné l’ouvrage La pédagogie du français langue maternelle et l’hétérogénéité linguistique (CIRAL, 1998). Elle a, à son actif, une trentaine d’articles scientifiques et de chapitres d’ouvrages et une trentaine de rapports de recherche ; elle a aussi co-dirigé plusieurs collectifs, notamment les trois numéros de Langue et territoire/Language and Territory (Études en sociolinguistique urbaine, Espaces littéraires, Aménagement linguistique) qui ont paru en 2014 et le collectif sur La loi 8, la Charte et l’avenir (IFO, 2010). Co-fondatrice de l’Observatoire de la langue française en Ontario (OLFO) avec Ali Reguigui, elle travaille sur des projets de description du français parlé en Ontario. Elle mène aussi, avec Simon Laflamme, une enquête nationale sur le dynamisme dans les communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire au Canada.

Yves Frenette

Yves FrenetteYves Frenette est professeur et titulaire de la chaire de recherche du Canada de niveau 1 Migrations, transferts et communautés francophones à l’Université de Saint-Boniface. Originaire de la région de Québec, il a fait des études en histoire à l’Université Carleton et à l’Université Laval. Ancien directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française et de l’Institut d’études canadiennes, à l’Université d’Ottawa, Frenette est également professeur associé aux départements d’histoire de l’Université York et de l’Université Laval. Au cours de sa  carrière, il a également enseigné à la University of Maine at Orono, Bates College, le Collège universitaire Glendon, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’École nationale des chartes. À l’automne 2013, il a été titulaire de la Chaire d’études sur le Canada PRES Limousin-Poitou-Charentes. Spécialiste de la francophonie nord-américaine et de l’histoire de l’immigration et des groupes ethniques, il a fait paraître deux livres (Histoire de la Gaspésie, 1981, 2e édition 1999 ; Brève histoire des Canadiens français, 1998) et plus de 100 chapitres et articles scientifiques. En outre, il a dirigé ou co-dirigé quinze ouvrages collectifs. Frenette a aussi réalisé le site web Francophonies canadiennes : identités culturelles (www.francoidentitaire.ca), qui a reçu plusieurs prix. Avec les géographes Étienne Rivard et Marc Saint-Hilaire, il vient de publier l’atlas historique La francophonie nord-américaine, récipiendaire du Prix de l’Assemblée nationale 2012 décerné par l’Institut d’histoire de l’Amérique française. Sa Brève histoire illustrée de l’Acadie paraîtra en 2014 aux Éditions du Septentrion. Frenette est co-chercheur dans le Grand travail de recherche concertée « Le français à la mesure d’un continent : un patrimoine à partager ». Ses recherches actuelles portent sur la lettre dans les diasporas francophones, les Canadiens et Métis du Dakota du Nord, la vie d’un immigrant danois dans le Canada de l’après-guerre, l’immigration française au Canada, l’émigration canadienne au Brésil et l’histoire de la langue française à Montréal. Frenette est présentement président du Comité des interventions publiques de la Société historique du Canada et président du Comité d’experts externe sur la commémoration à la Commission de la Capitale nationale.

Gaétan Gervais

Gaétan GervaisGaétan Gervais est originaire du nord de l’Ontario. Il a passé son enfance entre Saint-Charles et Sudbury. Il a obtenu un baccalauréat de l’Université Laurentienne, puis une maîtrise et un doctorat de l’Université d’Ottawa. Après ses études doctorales, il se consacre à l’histoire ontarienne et, plus spécifiquement, à l’histoire franco-ontarienne. Il est l’auteur de plusieurs livres dont La colonisation française et canadienne du Nipissing (1610-1920) (1980), Les jumelles Dionne et l’Ontario français (2000), L’Ontario français : des Pays-d’en-Haut à nos jours (avec Michel Bock, 2004), Des gens de résolution : le passage du Canada français à l’Ontario français (2003). Il faut ajouter à ces livres plusieurs rapports de recherche, articles et chapitres de livres. Il faut aussi compter des directions d’ouvrages dont Toponymes français de l’Ontario selon les cartes anciennes (avant 1764) (1985) et Dictionnaire des écrits de l’Ontario français (avec Jean-Pierre Pichette, 2010). Gaétan Gervais est professeur à l’Université Laurentienne depuis 1972. Il y dirigera pendant quelques années le Conseil de l’enseignement en français. Il sera aussi dégrevé de son enseignement de 1991 à 1994 pour agir au sein du Conseil de l’éducation franco-ontarien. Avec Michel Dupuis, il a conçu le drapeau franco-ontarien qui a été hissé pour la première fois devant l’Université de Sudbury en 1975. Il a participé à la fondation de l’Institut franco-ontarien (1976) et à celle de la Société Charlevoix (1992). Il a œuvré au sein d’organismes comme la Société historique du Nouvel-Ontario, l’Ontario Heritage Foundation et le Centre franco-ontarien de folklore. Son œuvre lui a valu plusieurs distinctions dont celles de Membre de l’Ordre du Mérite franco-ontarien (1994), de Chevalier de la Pléiade décernée par l’Assemblée parlementaire de la francophonie (2005), de Membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones (2005), de Membre de l’Ordre des francophones d’Amérique (2007) et de Membre de l’Ordre du Canada (2013).

Simon Laflamme

Simon LaflammeSimon Laflamme a fait des études de philosophie (BA et MA) et de sociologie (MA) à l’Université d’Ottawa. Il a obtenu un doctorat en sociologie de l’Université Paris VII. Il est professeur titulaire à l’Université Laurentienne (Sudbury). Il est là attaché au département de sociologie et y dirige le programme de doctorat interdisciplinaire en sciences humaines. Il dispense des cours de théorie et de méthodologie en sociologie et en interdisciplinarité.  Il est l’un de fondateurs de la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales et il est membre actif du comité de rédaction. Il développe une théorie relationnelle au niveau macrologique (travaux dans lesquels il a mis en œuvre un modèle traliectique) et au niveau micrologique (travaux dans lesquels il a proposé dès 1995 la notion d’émoraison). Ses recherches portent aussi sur diverses thématiques relatives aux minorités linguistiques au Canada. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’articles dans des revues scientifiques (comme Minorités linguistiques et société, Revue du Nouvel-Ontario, Recherches sociographiques, Québec Studies, Francophonies d’Amérique, Revue canadienne de sociologie, Communication, Sociologie de l’art, La revue du MAUSS, Revue de l’Institut de sociologie, Langage et société), de nombreux chapitres de livres, rapports de recherche et autres actes de colloques. Il a aussi publié une dizaine de livres, dont L’Autonomisation des sciences humaines (2016), Méthodes statistiques en sciences humaines (avec Run-Min Zhou, 2014), Suites sociologiques (2006), Homogénéité et distinction (avec Ali Reguigui, 2003), Des biens, des idées et des personnes au Canada, 1981-1995 (2000), Communication et émotion (1995), La société intégrée (1992), L’ambition démesurée (1990) et Contribution à la critique de la persuasion politique (1987).

Jean-Pierre Pichette

Jean-Pierre PichetteEthnologue et professeur titulaire, Jean-Pierre Pichette a enseigné la littérature orale au département de Folklore et ethnologie de l’Université de Sudbury (Ontario, 1981-2004) puis il a occupé une chaire de recherche du Canada pour l’étude de l’oralité et des traditions populaires des francophonies minoritaires (Cofram) à l’Université Sainte-Anne (Pointe-de-l’Église, Nouvelle-Écosse, 2004-2011) où il a dirigé le Centre acadien. Professeur associé à l’Université Sainte-Anne (2011) et à l’Université de Moncton (2013), il continue le travail entrepris au sein du Laboratoire de littérature orale, soit l’édition du corpus de littérature orale (Éclore) qu’il a constitué par de nombreuses missions folkloriques dans les dix provinces canadiennes et dans l’état de New-York. Il est président du conseil d’administration de la Société québécoise d’ethnologie, membre fondateur du Groupe de recherche en études acadiennes (Gréa) et de la Société Charlevoix, qui est vouée à l’étude de l’Ontario français. Il a publié Le Guide raisonné des jurons (1980), L’Observance des conseils du maître (1991), Le Répertoire ethnologique de l’Ontario français (1992) et a piloté plusieurs collectifs dont L’Œuvre de Germain Lemieux (1993), Entre Beauce et Acadie (2001), Le Patrimoine religieux de la Nouvelle-Écosse (Port-Acadie, 2007), La Résistance des marges (Port-Acadie, 2009), Éditer des contes de tradition orale : pour qui ? comment ? (Port-Acadie, 2010), L’Apport des prêtres et des religieux au patrimoine des minorités (Port-Acadie, 2013-2014), les Cahiers Charlevoix (9 vol. depuis 1995) et la revue d’ethnologie de l’Amérique française, Rabaska (11 vol. depuis 2003). Avec Gaétan Gervais, il a assumé la direction du Dictionnaire des écrits de l’Ontario français (1613-1993), ouvrage paru à l’automne 2010.

 Ali Reguigui

Professeur titulaire, Ali Reguigui œuvre à l’Université Laurentienne de Sudbury (Ontario, Canada) depuis 1990. Il est linguiste. Il mène des recherches dans les domaines de la linguistique de corpus, de la phonétique, de la phonologie, de la syntaxe, de la terminologie et de la sociolinguistique. Il a dirigé la revue Nouvelles perspectives en sciences sociales et la Revue du Nouvel-Ontario et il dirige la Série monographique en sciences humaines. Il a été directeur du Département d’études françaises, directeur du programme de Ph.D. en sciences humaines et vice-doyen francophone de la Facutlé des Humanités à l’Université Laurentienne. Il est également membre du programme du doctorat en sciences humaines. Il est fondateur de plusieurs programmes universitaires dont les programmes de baccalauréat et de maîtrise ès sciences de la santé en orthophonie de l’Université Laurentienne. Il est aussi le co-fondateur, avec Julie Boissoneault, de l’observatoire de la langue française en Ontario (OLFO). Il a publié plusieurs livres : La créativité lexicale en terminologie arabe (1994), Deux groupes linguistiques, une communication de masse (avec Simon Laflamme, 1997), Anatomie des syntagmes terminologiques arabes : analyse formelle et quantitative (2002),  Homogénéité et distinction (avec Simon Laflamme, 2003). Il a aussi dirigé et co-dirigé plusieurs volumes, dont Perspectives sur l’interdisciplinarité/Perspectives on Interdisciplinarity (2013), Langue et territoire. Études en sociolinguistique urbaine (avec Julie Boissonneault, 2014), Langue et territoire. Aménagement linguistique (avec Julie Boissonneault, 2014),  Langue et territoire. Espaces littéraires (avec Norman Cheadle et Julie Boissonneault, 2014), Pluridisciplinarité en sciences humaines. Hommage à Leila Messaoudi (avec Hafida El Amrani et Hanane Bendahmane, 2017).